Tout ce que vous avez toujours voulu savoir sur un voyage en Amérique du Sud sans jamais oser le demander

Ca fait un peu plus d’un an que je voyage (quasiment 13 mois maintenant), alors pour le coup je me disait que ca serait intéressant de faire un petit article en forme de bilan (meme si le voyage n’est pas encore termine).

Mais plutot que de me lancer dans un monologue je me suis dit que vous vous posiez peut etre des questions, alors voila ce que je vous propose: envoyez-moi les questions auxquelles vous aimeriez que je reponde (par mail, par mp sur Facebook, via le formulaire de contact, ou encore dans les commentaires de cet article …) et j’y repondrai dans un prochain article.

Cela peut etre sur n’importe quel sujet qui tourne autours de ce voyage: mon ressenti, l’Amerique du Sud, le voyage long terme en solo, la logistique, etc … n’hesitez pas balancez tout ce qui vous passe par la tete! (oui alors presque tout! pour certaines questions je vous repondrai en privé uniquement! 😀 )

Non je ne me suis pas fait enlever!

Oui je sais je n’ai pas ete tres prolifique ces derniers temps sur le blog mais je vous rassure tout va bien, et pour ceux qui attendraient les prochains articles avec impatience ca va venir prochainement, d’une part j’ai eu des connexions Internet assez approximatives dernierement et d’une autre part … j’ai eu un peu la flemme!

En tout cas je suis bien arrive en Colombie et pour l’instant j’adore (meme si pour l’instant je n’en ai vu qu’une toute petite partie). Sur le chemin je me suis arrete a Sucre pour passer revoir Condor Trekkers et le restaurant Condor Cafe tout recemment ouvert, je suis passe a La Paz et j’en ai profite pour aller voir les celebrations du nouvel an a Tiwanaku, et ensuite j’ai pris un vol pour Bogota ou j’ai passe quelques jours (j’en ai aussi profite pour aller faire soigner une dent qui commencait a se porter mal!), la je passe quelques jours a Medellin, et ensuite je reviens sur Bogota quelques jours avant de continuer vers …. et bien ca reste encore  a determiner!

Je dois etre a Cali la derniere semaine de juillet pour rejoindre un ami qui vient a l’occasion des jeux mondiaux donc je parcourerais peut etre la zone cafeiere ou alors une petite partie de la cote Caraibe. Je ne sais pas encore mais je vous tiendrais au courant!

Voila c’est bref mais je vous rassure je vous ferai un article un peu plus detaille avec des photos la semaine prochaine sur ces derniers jours de voyage. (et oui pour ceux qui me le demandent depuis longtemps je vais mettre a jours la carte! J’ai pris beaucoup de retard et ca n’a pas bouge depuis la Carretera Austral mais je vais reprendre ca)

Hasta pronto!

Les Torres del Paine, Ushuaia, et de retour à Buenos Aires! (02/05-05/06)

Houlà mais je me rends compte que ca fait maintenant plus d’un mois que je ne vous ai pas donné de nouvelles fraiches de mes aventures de l’autre côté du globe! Alors, la dernière fois nous nous étions arrêtés au Perrito Moreno.

Donc du fait de mes douleurs au genou je suis resté une semaine au calme à El Calafate et j’ai fini par partir pour Puerto Natales. Vu que j’avais laissé tomber l’idée de faire le trek du W j’ai vraiment fait un passage éclaire. Je suis allé faire un tour au parc des Torres del Paines en promène-touristes (en bus quoi) … bon c’est clair ca fait pratiquement 1 an que je voyage et j’ai vu des choses formidables mais le trek du W c’était une des choses que j’attendais le plus, pour le coup j’étais un peu déçu, surtout en voyant tous les trekkeurs revenir … tant pis ca sera pour la prochaine fois!

En attendant c’était sympa de voir les Torres del Paine et le temps était dégagé mais on était à contre-jour pratiquement tout le temps, du coup les photos ne sont pas top.

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Après mon passage éclair à Puerto Natales j’ai continué jusqu’à Ushuaia. La ville de la fin du monde! Beaucoup de voyageurs m’avaient dit que la ville n’avait pas beaucoup d’intérêt, et bien je ne suis pas de cet avis. La ville a un certain charme et il y a de quoi faire dans les environs: pas mal de balades, de la montagne, de la navigation sur le canal de Beaggle … une déception cependant: pas un pingouin à l’horizon Triste bien sur pas de baleine non plus! Les seuls animaux visibles en cette saison étaient des oiseaux et des lions de mer. Sympa mais bon … (non je ne suis pas un vieux routard blasé! Rire)

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Je pensais ensuite continuer en remontant sur Puerto Maydrin mais j’ai appris d’un autre voyageur que les seuls animaux visibles en ce moment étaient des lions de mer …. et en plus c’est super cher! Bref, pour le coup j’ai pris un avion vers Buenos Aires où je suis maintenant depuis quelques semaines. (à noter que le survol de la Terre de Feu est tout simplement splendide! Rien que pour ca je suis content d’avoir pris un avion!)

Etant donné que c’est la 3ème fois que je viens à BA je n’ai pas non plus fait des masses de visites. J’en ai quand même profité pour faire un tour à Tigre et à Colonia de Sacramento (en Uruguay), les deux valent vraiment le coup d’y passer une journée, et un tour à Paraná pour voir une amie (à 500km au nord de Buenos Aires).

Dans les sorties intéressantes que j’ai fait: un tour des graffitis de Buenos Aires. Une agence nommée “graffiti mundo” propose de vous donner un aperçu du street art à Buenos Aires. Et ca en vaut vraiment la peine car cet art est extrêmement développé et vivant dans la capitale argentine! Je vous fais profiter d’un petit aperçu.

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Bon et maintenant, quelle est la suite du programme? Non parce que ca fait quand même pratiquement un an que je voyage, plus que ce que prévu (à la base je pensais voyager 8-9 mois), je suis déjà allé en Argentine, au Chili, au Pérou, en Bolivie, au Brésil … il faudrait peut-être songer rentrer (me disent pas mal d’ami et de membre de ma famille Rire)? Et bien oui … mais pas tout de suite! Si tout se passe bien (et dés que je me serais remis du bon coup de froid que j’ai attrapé) je fais route vers la Colombie! (Que je devrai mettre au moins une semaine à rejoindre car les vols étant relativement couteux j’ai décidé d’y aller en bus, après tout il n’y a que 7 000 km environ, une broutille!)

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L’asado, tout un art!

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Disons-le tout de suite, aller en Argentine et ne pas manger un asado c’est comme aller en Patagonie et ne pas voir le Perito Moreno ou le Fitz Roy, c’est comme aller au Pérou et ne voir ni le lac Titicaca ni le Machu Pichu … c’est rater son voyage!

L’asado c’est une tradition, un art de vivre, une occasion de se réunir. Rien à voir avec un vulgaire barbecue comme on en fait chez nous! Pas question de faire des braises à la va-vite et de jeter pèle-mèle quelques merguez et quelque chipolatas (ou godiveaux comme les appellent certains!). Non, déjà on commence par faire de belles braises et on les dispose uniformément sous la grille. Rien que cette étape peut prendre énormément de temps. Ensuite pour la viande il est inconcevable de faire un asado avec moins de 5 ou 6 sortes de viandes: plusieurs morceaux de boeuf, du porc, de l’agneau, du poulet, des saucisses, de la morcilla (du boudin noir), de l’agneau …

Et n’allez pas croire que ce soit uniquement le cas pour les grands repas, j’ai posé la question à des argentins et pour eux il est inconcevable de faire un asado autrement. D’ailleurs nos barbecues les font bien rire pour ceux qui en ont déjà vu!

La préparation dure plusieurs heures et on comprend que le service début par “un aplauso por el asador!” (un applaudissement pour celui qui a préparé l’asado). C’est délicieux et généralement abondant!

¡Buen provecho!

L’Amazonie (10/10-17/10)

Ah l’Amazonie, ca y est on y arrive! Vous êtes plusieurs à me réclamer cette partie depuis quelques temps, voila enfin l’article!

Alors déjà, où suis-je allé en Amazonie, parce que l’Amazonie c’est quand même une zone de 5,5millions de km2 qui s’étend sur 9 pays (dont plus de 60% sur le Brésil). Je suis allé côté brésilien, et plus précisément dans les environs de Manaus, capitale de l’Amazonie brésilienne. Je suis arrivé quelques jours avant que Pierrick ne me rejoigne et j’en ai profité pour me balader un peu.

Disons le tout net, ca ne casse pas trois pates à un canard, bon en même temps la plupart des touristes qui viennent ici sont là pour aller passer quelques jours en forêt ou prendre un bateau. Manaus a connu son heure de gloire dans le milieu du XIXe siècle lors du boum du caoutchouc. A cette époque la ville vit s’amasser des fortunes colossales et un des symboles les plus manifestes de cet époque est vraisemblablement le très tape à l’œil théâtre Amazonas.

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Ce qui est assez dingue c’est qu’on ne se rend vraiment pas compte que l’on est en plein cœur de la jungle lorsque l’on est à Manaus. On oublierait presque qu’autours la forêt s’étend sur des centaines et des centaines de kilomètres!

Une fois Pierrick récupéré, après lui avoir laissé le temps de se remettre du décalage horaire, et lui avoir fait gouter la cachaça la spécialité locale (pas forcément dans cet ordre), nous avons rejoint Norberto notre guide pour 5 jours dans la jungle.

Norberto vit depuis toujours en Amazonie. Après avoir travaillé comme guide pour d’autres agences il a construit il y a quelques années son propre lodge en pleine forêt où il emmène les touriste passer quelques jours et découvrir les environs.

Depuis Manaus nous avons fait une première traversée en bateau lors de laquelle nous avons pu admirer ce que l’on appelle la rencontre des eaux. Ce phénomène se produit lors de la rencontre du rio Negro et du rio Solimões. Lors de la rencontre des deux fleuves les eaux sombres du premier coule à côté de celles de couleur beige du second, refusant de se mélanger, sur 6km. Ce phénomène est du à la différence de température et de vitesse des deux fleuves.

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Un peu de bus et une nouvelle traversée en bateau plus loin et nous sommes arrivés au lodge de Norberto.

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Nous avons partagé nos journée entre des balades sur le fleuve à observer la faune et à pêcher, et les marches en forêt lors desquelles les sens aiguisés de notre guide nous ont permis d’observer quelques uns de ses occupants.

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Commençons par le fleuve. Nous nous y sommes essayés à la pêche au piranha. Comment pêcher le piranha? C’est très simple, faites vous une petite entaille sur le doigt, laissez le tremper dans l’eau et attendez que ca morde! Si vous voulez garder tous vos doigt vous pouvez aussi accrocher un petit bout de viande à un hameçon, lancer la ligne, attendre que ca morde, tirer sur la ligne ….. et s’apercevoir que le poisson a été plus rapide! Oui ils sont très rapides les bougres!

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Et une fois dans l’assiette s’est très goutu! Une chaire un peu ferme, pas mal de gout, personnellement j’approuve!

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Nous nous sommes aussi essayé à pêcher de plus gros poissons. Pour cela nous avons utiliser un leurre. On lance le leurre, on ramène la ligne pour faire bouger le leurre, si on a de la chance un poisson mord ….

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… et ensuite on passe 20 minute à démêler sa ligne! (bon allez soyons honnêtes, sur la photo c’est Pierrick qui fait du macramé mais ca m’est aussi pas mal arrivé)

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Et voilà le résultat de la pêche! Celui coloré tout à gauche c’est un peacock bass, les autres ce sont des …. euh … j’aurais du noter ca j’ai oublié!

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Nous avons aussi croisé des dauphins de rivière dont le célèbre dauphin rose d’Amazonie. J’ai réussi à en photographier un en vitesse!

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Parmi les autres bestioles que nous avons croisé depuis notre pirogue: les alligators! En fait là où nous en avons le plus vu c’est de nuit. De nuit c’est assez simple de les repérer: il suffit de balayer la rivières avec le faisceau d’une lampe et de repérer les deux points dorés des yeux. Pour des raisons assez évidentes je n’ai pas de photos des alligators de nuit, mais j’ai réussi à en avoir un de jour, juste avant qu’il ne se mette à l’eau.

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Maintenant, retournons sur la terre ferme. Lors de notre séjour nous sommes allés marcher dans la forêt plusieurs fois, parfois juste à côté du lodge, parfois un peu plus loin en prenant le bateau.

Et là je dois avouer que Norberto était bluffant! Non seulement il était capable de voir les moindre détails et de repérer les animaux de très loin, de reconnaitre le moindre son ou le moindre cri, mais il était capable également de reconnaitre les odeurs. Au bout de quelques jours nous avons fini par reconnaitre des odeurs comme celle très forte des singes, mais pour d’autres comme celle caractéristiques des serpents je cherche encore!

Pour illustrer un peu ce que nous avons vécu prenons un exemple:

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Que voyez vous sur cette photo? Des arbres? Oui, bonne réponse! Nous aussi! Et bien là Norberto lui aurait probablement repéré en un coup d’oeil une demi douzaine de singes, 3 perroquets, 2 toucans, 1 paresseux, et une grosse fourmis rouge (si si sur la feuille au sommet de l’arbre sur la droite sur la plus haute branche!)

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Pour ceux qui s’attendaient à de jolies photos pleine de couleurs de tout un tas d’animaux exotiques vous allez peut-être être un peu déçus. Déjà nous les avons vu d’assez loin et je n’avais avec moi qu’un petit compact avec un zoom assez limité (mais j’accepte les dons si vous voulez m’offrir un beau téléobjectif et le reflex qui va avec pour mon prochain voyage!) et en plus de ca la lumière n’était idéale (temps un peu gris lors de certaines balades et de tout façon photographier des animaux perchés dans les arbres ca donnait surtout de jolis contrejours).

Les photos ne rendent pas top mais nous nous sommes quand même régalés. Nous avons pu voir des singes, des paresseux, des perroquets, des toucans, des tarentules que notre guide allait tout simplement titiller au fond de leur terrier avec une branche d’arbre, des termitières géantes. Nous avons vu les traces d’un python, entendu les cris d’un jaguar chassant à la tombée de la nuit, et deviné la présence invisibles de milliers d’yeux qui nous espionnaient.

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Nous avons également passé une matinée à visiter des plantations cultivés par des natifs en bordure du fleuve.

Ca c’est le fruit du cajou, celui qui donne la noix de cajou (on la trouve au sommet du fruit).

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Des plantations d’ananas

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Des bananes

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Du jambú dont je vous avais parlé dans l’article sur Rio Branco

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Du cacao (qui vient en réalité de derrière le lodge de Norberto)

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…. et d’autres fruit dont j’aurais du noter le nom!

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Et enfin, la dernière nuit sur place nous l’avons passé dans des hamacs, en pleine forêt! Nous avons pris tous le matériel nécessaire et nous avons commencé par aller à la pêche pour avoir de la nourriture pour le soir.

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Manque de bol, ca n’a pas mordu ce jour là. Comme cela faisait 5 jours que nous demandions à notre guide si on pouvait manger chaque animal que l’on croisait (je crois qu’il a fini par comprendre que c’était une blague), il nous a finalement proposé d’aller chasser l’alligator!

La technique de Norberto était impressionnante! Il a commencé par en repérer un d’une taille raisonnable, s’est approché lentement, a levé lentement sa machette, et lui a donné un grand coup dans la nuque. Nous l’avons fait cuire au feu de bois et nous avons dégusté ca dans des assiettes faites avec de grandes feuilles.

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Et alors elle était comment la bête? C’est pas mauvais! De la viande blanche avec certaines partie très tendres et d’autre très dur et quasi immangeables! Mais bon globalement!

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Pendant que l’on dinait Norberto nous a montré comment il imitait le cri de l’alligator. Impressionnant! Les alligators proches de notre campement lui répondait! Il nous a expliqué que c’était un cri de détresse et que s’il le faisait sur sa barque il se pouvait que les alligators viennent sur le bateau (à éviter donc!). D’après les réponses qu’il entendait certains devaient mesurer dans les 3-4 mètres! Mais il se voulaient rassurant: généralement ils restent près du rivage et ne montent pas jusqu’au campement! J’étais pas super rassuré pour autant!

Nous nous sommes endormi dans les hamacs, sous nos moustiquaires, en écoutant les bruits de la forêt. Une expérience inoubliable! Dans la nuit un tatou est venu nous rendre visite d’après ce que Norberto nous a dit le lendemain matin. J’avais en effet entendu du bruit mais je n’ai pas vu l’animal.

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Le lendemain nous sommes reparti après 5 jour dans cet univers fantastique pour continuer notre route vers l’est, des souvenirs pleins la tête.

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Rencontre avec le Caminho de Luz, l’ayahuasca en réponse à la toxicomanie?

Il y a des rencontres qui vous marquent, qui vous intriguent. Celle que je m’apprête à vous compter est de celles-ci. J’ai pris pas mal de temps pour écrire cet article car le sujet n’est pas évident à présenter et je n’ai eu que peu de temps pour me faire une idée sur ce sujet. J’espère malgré tout qu’il vous permettra d’en avoir un aperçu.

En me promenant dans les rues de Rio Branco au Brésil où je suis passé pour prendre un avion vers Manaus, j’ai fait la connaissance d’un costaricain qui voyageait en Amérique du Sud depuis quelques années. Comme il voyage avec un budget serré il avait trouvé un hébergement plutôt insolite: un centre d’aide et de réinsertion pour toxicomanes, la casa Caminho de Luz. Nous avons discuté et il m’a proposé ainsi qu’à une suisse qui m’accompagnait de venir le visiter.

Ca parait peut-être insolite mais l’endroit mérite le coup d’oeil. D’une part pour le lieu: des petites cabanes en bois en bordure de la ville perdues dans la végétation, et d’autre part pour les méthodes employées. En effet, les gens vivant dans ce centre pratiquent une forme de syncrétisme mêlant le christianisme et la prise d’ayahuasca issue de rites chamaniques des populations indigènes, et s’en servent pour aider les gens à sortir de la drogue.

Et là vous allez me dire “si je comprends bien, ils aident des drogués à arrêter la drogue … en leur faisant prendre une autre drogue?!?!”. Oui, c’est à peu près ca mais je vais vous expliquer pourquoi.

Qu’est-ce-que l’ayahuasca? L’ayahuasca est un breuvage hallucinogène utilisé par plusieurs populations indigènes d’Amérique du Sud lors de rites chamaniques (en Equateur, Perou, Bolivie, Brésil, Colombie, Venezuela, principalement dans la partie amazonienne). Ce breuvage est constitué de 2 plantes au minimum, l’une contenant la substance active, et l’autre contenant une substance permettant d’inhiber certains enzymes présents dans le système digestif. Pourquoi? Tout simplement parce que la substance active (la DMT) est dégradée par des enzyme naturellement présents dans notre système digestif (les monoamines oxydases ou MOA), l’adjonction d’un inhibiteur de ces enzymes est donc indispensable pour en permettre l’assimilation. La découverte de cette combinaison par les populations indigènes reste d’ailleurs une énigme jusqu’à ce jour. (on estime que cette pratique serait vieille de 4 000 à 5 000 ans)

La DMT agit sur les récepteurs de sérotonine et, d’après les descriptions que j’ai entendu, la prise d’ayahuasca engendre une modification de la perception, une impression de ressentir les choses de façon plus intense, des hallucinations, et pousserait également à réfléchir sur soi-même. Dans les effets moins sympas on peut noter des vomissements, souvent associés lors de la prise dans le cadre de rites chamaniques à une purification.

Toutes les personnes que j’ai rencontré ayant fait l’expérience de l’ayahuasca s’accordent sur ce fait: c’est une expérience éprouvante mais on en sort avec l’impression d’en savoir plus sur soi-même, d’être grandi.

Et c’est en parti cet aspect qui aurait un effet bénéfique sur les toxicomanes: d’après plusieurs témoignages que j’ai recueilli lors de ma visite, l’ayahuasca les aide à se remettre en cause, à réfléchir sur eux-même, et trouver les raisons et la volonté de s’en sortir. Ca peut paraitre surprenant mais il semblerait que les effets soient réels. Bien sur le soutien humain qu’ils reçoivent a certainement son importance mais l’ayahuasca semble être un élément déterminant.

Beaucoup de touristes en quête d’expériences mystiques participent à des “cérémonies de l’ayahuasca” (au Perou notamment), souvent proposées par des agences qui semblent surtout intéressées par vos dollars. Ici la pratique est différente. Le centre appartient à un mouvement appelé União do Vegetal. Pour eux l’ayahuasca est une sorte de plante sacrée et leur montre la “lumière”, et leur permet en quelque sorte de rentrer en connexion avec Dieu (cette sensation est un des effet généralement observé lors de la prise d’ayahuasca). L’ayahuasca est consommée certains soirs de la semaine lors de cérémonies, sous une forme rappelant l’eucharistie et accompagnée de chants, de méditations, et de prières, tirées ou inspirées du christianisme. Les autres soirs les pensionnaires du centre peuvent également en prendre sans que cela soit accompagné de cérémonie particulière.

D’après les recherches que j’ai effectué, ce mouvement ainsi que d’autres mouvements similaires, sont reconnus par les autorités brésiliennes et on leur reconnaitrait même une influence positive sur leur membres notamment chez les personnes ayant souffert de problèmes psychologiques ou de toxicomanie. Par ailleurs la prise d’ayahuasca est autorisée au brésil dans le cadre de pratiques religieuses (ce qui pose en revanche problème dans d’autres pays en Europe ou en Amérique du Nord où ce culte est également développé) et elle ne semble pas avoir d’effets négatifs sur la santé à moyen ou long terme. (à considérer avec prudence, je n’ai fait qu’une recherche rapide et je ne saurais pas dire où en est l’état de la recherche sur ce sujet)

Voilà pour les explications en résumé sur l’ayahuasca et l’União do Vegetal! Si vous voulez en savoir plus je vous indiquerai quelques références en fin d’article. N’hésitez pas à me poser des questions, j’essaierais d’y répondre dans la mesure de mes connaissances. Par ailleurs vous m’excuserez pour les quelques raccourcis ou approximations! D’une part j’ai essayé de faire autant que possible un résumé (avec plus ou moins de succès) et d’autre part bien que je me sois documenté autant que possible avant d’écrire cet article je n’en ai pas non plus fait une étude approfondie et le sujet est vaste!

Pour revenir à mon expérience personnelle, je suis arrivé dans le centre dans l’après-midi et on nous a fait visiter les lieux. Le centre est situé en pleine nature et principalement constitué de petites cabanes où habitent les pensionnaires. Des bâtiments plus vastes sont destinés aux repas et aux cérémonies. Nous avons également pu voir les plantes qu’ils font pousser, et parmi elles les plantes destinées à la préparation de l’ayahuasca.

Nous avons passé un bon moment à discuter avec des personnes travaillant à l’encadrement du centre ainsi qu’avec d’anciens drogués. Pour eux l’ayahuasca les a réellement aidé à s’en sortir, les a transformé, et leur apporte un soutien. Certains ont choisi de rester sur le centre après avoir fini leur traitement, d’autres ont choisi de repartir.

Ils nous ont également proposé de partager un repas avec eux et de prendre de l’ayahuasca. Ce soir là ce n’était pas dans le cadre d’une cérémonie, il y avait simplement la projection d’un film auquel nous n’avons pas assisté. Je n’ai pas pris d’ayahuasca mais la fille qui visitait le centre avec moi en a pris (cependant elle en avait déjà pris auparavant et connaissait les effets). Nous sommes ensuite resté avec eux à discuter et écouter de la musique.

Qu’est-ce-que j’en ai pensé au final? Difficile à dire, surtout après un aperçu aussi court. La visite a été intéressante, surprenante, et un peu déroutante. Voilà pour moi les questions qu’elle soulève:

Que penser de ce type de traitements utilisant l’ayahuasca?

Si j’en crois les témoignages que j’ai eu ca semble marcher. Mais bon forcément je ne peux pas généraliser en me basant sur 3 ou 4 personnes que j’ai rencontré. Par contre en fouillant la toile j’ai trouvé plusieurs articles mettant en avant l’efficacité de ce type de méthodes. Et qu’en dit la médecine moderne? J’ai trouvé quelques exemples de médecins qui se sont penchés sur le sujet et le cas d’un médecin généraliste français qui anime maintenant en Amazonie un centre d’aide pour les toxicomanes utilisant ce type de méthodes avec l’aide de chamanes.

De l’autre j’ai trouvé des mises en gardes sur les risques de la prise d’ayahuasca. Principalement des risques psychologiques et des risques liés au comportement sous l’influence de la plante (ce sont d’ailleurs ce type de cas que j’ai trouvé concernant les incidents lors de la prise d’ayahuasca).

Ce que je n’ai pas trouvé: des études scientifiques sur le sujet documentées et avec des résultats quantifiables. Pourtant il semble qu’il y en ait eu mais d’après ce que j’ai pu trouver les recherches concernant les thérapies basées sur l’utilisation de psychotropes et d’états modifiés de conscience en sont à leurs débuts (et je n’ai pas non plus épluché toutes les sources sur le sujet, en fouillant un peu c’est peut-être trouvable). Un réalisateur français s’est penché sur le sujet dans un documentaire nommé “L’Ayahuasca, le Serpent, et Moi” dans lequel il suit le parcours d’un français en psychothérapie qui vient chercher de l’aide via l’ayahuasca (facilement trouvable sur Internet pour ceux que ca intéresse),  en lisant l’article sur son blog à propos de la diffusion de ce film on peut avoir une idée de la polémique que ce sujet suscite (http://armandbernardi.blogspot.com.ar/2008_01_01_archive.html). L’ayahuasca est considérée comme une drogue dans bon nombre de pays occidentaux (y compris la France), alors forcément ca passe mal.

Que penser de ce type de mouvements mêlant l’ayahuasca et des éléments de religion?

Posons la question de façon claire et nette: sommes-nous en face d’une secte? Pas forcément évident d’y répondre. Pour un occidental un mouvement né dans les années 60 du mélange d’éléments chamaniques et de christianisme à première vue ca y ressemblerait fortement! Cependant il ne faut pas ignorer le contexte. Au Brésil comme dans d’autre pays d’Amérique Latine il existe d’assez nombreuses formes de syncrétismes (fusions d’éléments issues de plusieurs croyances), comme par exemple le candomblé mélange de catholicisme, croyances indigènes, et croyances africaines pratiqué au Brésil et dans d’autres pays voisins.

Au Brésil ces mouvements sont reconnu officiellement et semble-t-il même reconnus d’utilité publique. A coté de ca j’ai trouvé un site français mettant en garde contre des dérives sectaires de ce type de mouvements (j’avais également trouvé un lien vers un extrait d’un rapport de la Mission Interministerielle de vigilance et de lutte contre les dérive sectaires ou MIVILUDES traitant des mouvements religieux liés à l’ayahuasca mais le lien vers le document ne fonctionne plus). Je n’en tire pas de conclusion mais à traiter avec prudence.

Je conclue ici cet article et laisse ceux qui veulent approfondir le sujet faire de plus amples recherches. Comme je le disais je n’ai passé qu’une soirée avec ces gens et fait quelques recherches avant d’écrire ce texte, je n’ai donc pas la prétention de tirer quelque conclusion que ce soit sur ce sujet, que ce soit sur le bien fondé de ces méthodes ou la nature de ce mouvement. J’espère simplement vous avoir fait partager cette expérience et vous avoir fait découvrir une réalité différente de ce que nous connaissons dans nos sociétés occidentales.

Par ailleurs je n’encourage ni ne décourage qui que ce soit à essayer l’ayahuasca, cependant si vous tentez l’expérience soyez conscients du fait que ce n’est pas une expérience anodine, que cela n’a rien à voir avec une drogue récréative, et qu’il est indispensable de passer par une personne sure et expérimenté sous peine d’avoir une très mauvaise expérience voir de se mettre en danger.

Enfin, je vous laisse avec quelques sources d’informations pour ceux qui souhaiteraient en lire un peu plus sur le sujet.

http://casacaminhodeluz.blogspot.com.ar/ – le site du centre Caminho de Luz
http://fr.wikipedia.org/wiki/Ayahuasca –  article de wikipedia sur l’Ayahuasca
http://en.wikipedia.org/wiki/Uni%C3%A3o_do_Vegetal – article de wikipedia sur l’UDV, le mouvement auquel est affilié le centre
http://fr.wikipedia.org/wiki/Santo_Daime – article de wikipedia sur le Santo Daime un mouvement similaire
http://www.neip.info/upd_blob/0000/214.pdf – une étude assez complète sur l’ayahuasca et son utilisation
http://www.cles.com/enquetes/article/l-ayahuasca-au-secours-drogues – un article sur le Dr Jacques –Michel Mabit un médecin français qui s’occupe aujourd’hui d’un centre pour toxicomanes en Amazonie où il se sert de l’ayahuasca
http://www.psyvig.com/default_page.php?menu=14&page=3 – mise en garde de psychothérapie vigilance vis à vis des nouveaux mouvements religieux liés à l’ayahuasca
http://armandbernardi.blogspot.com.ar/2008_01_01_archive.html – article du blog d’Armand Bernardi, réalisateur du documentaire “L’Ayahuasca, le Serpent et Moi”, où il évoque les problèmes rencontrés lors de la sortie du documentaire

Du Fitz Roy au Perito Moreno (09/04-27/04)

Qu’ai-je fait depuis que je suis retourné dans le camps des piétons? Et bien force est de constater que j’ai déjà connu des phases plus actives! En résumé je me suis un peu baladé autours de El Chalten pour aller voir le Fitz Roy, je suis allé voir le majestueux Perito Moreno, et entre ca j’ai eu quelques tuiles!

Après la traversé vers l’Argentine j’ai pris quelques jours de repos à El Chalten, bien au calme en cette fin de saison. Je suis allé faire une petite balade pour voir le Fitz Roy (mais pas à la bonne heure, du coup j’ai de belles photos à contre jour!) et j’en ai profité pour me faire une petite entorse à la cheville.

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Après quelques jours de repos j’ai retenté une rando plus longue pour aller à la Laguna de los tres. Des couleurs flamboyantes, un beau soleil, mais malheureusement le Fitz Roy est resté dans les nuages ce jour là.

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Au retour, nouveau pépin: un grosse douleur m’a lancé derrière le genou dans les descentes. Autant dire que j’ai vu plus agréable comme retour de rando et que j’étais bien content d’avoir mes bâtons de marche.

Après quelques jours de plus je me suis décidé à partir pour El Calafate. Le Lendemain de mon arrivée je suis allé faire une marche sur le glacier Perito Moreno (le “big ice”, une marche de 5h sur le glacier). Une vue splendide sur la partie haute du glacier et les montagnes au loin!

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Par contre au retour, c’est revenu, mon genou m’a lancé de nouveau. Pour le coup je suis allé voir un médecin sur El Calafate. Pas très grave mais mon genou a besoin de quelques jours de repos. Je reste donc sur El Calafate au calme et je retourne le voir lundi, ensuite je continuerai en direction de Puerto Natales mais vu que le médecin m’a conseillé de reprendre progressivement je pense que je ne me ferai pas le trek du W au parc des Torres del Paine.

En route pour Manaus! 4 bus, 1 avion, et quelques jours à Rio Branco (03/10-09/10)

Initialement je voulais remonter plus au sud du Pérou et aller en Colombie mais il fallait que je tienne en compte le rendez-vous avec Pierrick à Manaus. J’ai donc décidé de ne pas aller plus loin que Trujillo et de trouver un moyen de rejoindre Manaus.

Je pensais prendre quelques bus ensuite continuer par voix fluviale. En théorie c’est tout à fait faisable et de là où j’étais ca aurait nécessité de prendre 2 bateaux au Pérou puis un au Brésil après le passage de la triple frontière Pérou-Colombie-Brésil. Ces tronçons sont desservis par des bateaux lents et des bateaux rapides (plus petits et plus cher). Je comptais combiner les deux pour profiter de la traversée sur les bateaux lents, installé dans un hamac sur le pont, et gagner du temps avec les bateaux rapides.

Le problème c’est que les informations sur les jours de départ des bateaux se sont révélées difficiles à trouver et d’après des voyageurs que j’ai croisé certains tronçons n’étaient pas faisables en bateau rapide ce qui compromettait mon planning. Au final j’étais juste et en prenant uniquement les bateaux lent j’arrivais en retard.

Après quelques recherches je me suis tourné vers une solution alternative: rejoindre le Brésil par voix terrestre et prendre un vol intérieur depuis Rio Branco.

J’ai donc fait le trajet suivant: Trujillo-Lima, Lima-Cusco, Cusco-Puerto Maldonado, Puerto Maldonado- Rio Branco. Soit 4 bus d’affilé (environ 55h sans les escales) puis 3 jours à Rio Branco, et enfin un vol vers Manaus. On m’avait décrit certains passages (Lima-Cusco et Cusco-Puerto Maldonado) comme atroces et super flippants, moi j’ai passé un très bon voyage et j’ai dormi une bonne partie du temps! Rire

Ce n’est pas une photo du trajet mais c’est la description que l’on m’avait faite du trajet Cusco-Puerto Maldonado

Arrivé à Rio Branco, petit couac: je n’avais toujours pas l’adresse de la couchsurfeuse qui devait m’héberger, et il était pas loin de minuit! J’ai donc passé la nuit dans un hôtel pas cher et un peu glauque indiqué par un taxi. Parce que si il y a une chose que j’ai appris lors de mon passage: Rio Branco n’est pas une ville touristique. Donc côté hébergement il n’y a rien de prévu pour les routards!

D’ailleurs c’est simple je n’ai aucune photo de Rio Branco et quand je suis allé voir l’office du tourisme local pour leur demander ce qu’il y avait à voir dans le coin ils m’ont regardé avec de grands yeux! Et cerise sur le pompon: je suis arrivé l’avant-veille des élections pour le gouverneur. Résultat, les quelques endroits un tant soit peu intéressants étaient fermés la veille et le jour des élections!

Dans le même genre de coup de pas de chance j’ai rencontré des voyageurs qui s’étaient retrouvés en Bolivie le jour du recensement. Pourquoi pas de chance? Parce que pendant le recensement toutes les personnes se trouvant dans la zone concernée avaient interdiction de sortir de chez eux, touristes compris! Ils se sont donc retrouvés cloitrés dans leur hôtel pendant 24h-48h.

Finalement j’ai quand même réussi à joindre la couchsurfeuse qui devait m’héberger et j’ai passé quelques jours tranquilles en attendant mon vol.

C’est à Rio Branco que j’ai gouté mon premier tacaca une soupe servie brulante à base de manioc, de crevettes, et de jambu une herbe dont le propriétés anesthésiantes procurent une sensation étrange lorsqu’on la mange (des picotements sur la langue et une sensation d’engourdissement dans la bouche)

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Au chapitre des petits tracas du voyage j’ai eu la mauvaise surprise d’apprendre que j’avais une otite moyenne la veille de mon vol pour Manaus! La mère de la couchsurfeuse qui m’hébergeait a heureusement pu me trouver très rapidement un rendez-vous chez un ORL. Je n’ai pas eu de soucis pendant les 2 vols pour rejoindre Manaus mais ca a pris beaucoup de temps à se rétablir complètement. (pas de douleurs mais une sensation étrange et une perte d’audition important d’une oreille)